Pour moi, la rentrée de septembre a toujours eu quelque chose de particulier.
Je crois même qu’elle me donne davantage l’impression d’un nouveau départ que le mois de janvier.
Quand j’étais petite, la rentrée, c’était les nouveaux cahiers, le cartable, parfois de nouveaux vêtements et surtout les crayons neufs.
Bon, avec le recul, je crois que ce n’était pas vraiment ma maman qui tenait absolument à renouveler mes crayons chaque année.
C’était surtout moi qui adorais ça !
J’aimais cette sensation de recommencer avec quelque chose de propre, de neuf, de bien rangé. Comme si une nouvelle année allait commencer et qu’on pouvait repartir autrement.
Et finalement, des années plus tard, je crois que ce sentiment est toujours là.
En septembre, tout recommence même à la maison:
Après les vacances d’été, le rythme reprend :
- Le réveil sonne à nouveau.
- Les enfants repartent à l’école.
- Les activités reprennent.
- Les agendas recommencent à se remplir.
- On prépare les repas à certaines heures, on cherche les clés, les sacs, les chaussures, on travaille peut-être à nouveau depuis la maison !
Et tout à coup, notre intérieur doit lui aussi retrouver son rythme de croisière.
C’est souvent à ce moment-là que certaines petites choses recommencent à se faire remarquer.
Vous voyez peut-être très bien de quoi je parle :
- L’entrée où tout le monde pose ses chaussures au même endroit.
- Le sac qui finit systématiquement sur une chaise.
- Le matin où plusieurs personnes veulent utiliser la salle de bains en même temps.
- Le coin bureau qui semblait suffisant pendant l’été, mais qui devient beaucoup moins agréable quand on y passe plusieurs heures.
- Ou encore ce placard que l’on ouvre dix fois par jour en se disant à chaque fois :
« Il faudrait vraiment que je fasse quelque chose ici. »
Et pourtant… on finit souvent par s’habituer.
Nous nous habituons parfois à ce qui nous complique la vie :
C’est quelque chose que je constate très souvent. Lorsqu’une situation dure depuis longtemps, nous finissons par ne plus vraiment la voir.
- On contourne la table.
- On déplace une chaise pour ouvrir un meuble.
- On pose certaines choses à un endroit qui n’est pas pratique.
- On traverse toute la cuisine plusieurs fois pour préparer un repas.
- On cherche la lumière parce que le bon interrupteur n’est pas là où il faudrait.
Et petit à petit, ces petits gestes deviennent normaux.
Mais normal ne veut pas forcément dire pratique.
Et surtout, répétés chaque jour, ils peuvent nous faire perdre du temps, nous fatiguer ou tout simplement nous agacer.
Alors que parfois, quelques changements suffiraient à rendre notre quotidien beaucoup plus fluide.
Le premier réflexe est souvent d’acheter !
Quand quelque chose ne fonctionne pas chez nous, nous avons souvent envie de trouver rapidement une solution.
- Il manque du rangement ? On achète un meuble.
- Le bureau n’est pas pratique ? On en cherche un autre.
- L’entrée est encombrée ? On ajoute une console ou une étagère.
Cela semble logique.
Mais il y a une étape que je trouve essentielle avant d’acheter quoi que ce soit.
Comprendre le vrai problème.
Parce qu’un intérieur plus fonctionnel ne commence pas forcément par un nouveau meuble.
Il commence souvent par une question.
Qu’est-ce qui me gêne réellement ici ?
Prenons un exemple très simple.
Vous trouvez votre entrée trop petite. Votre première idée pourrait être de chercher un meuble de rangement plus grand. Mais est-ce réellement le problème ?
- Peut-être que les chaussures n’ont simplement pas de place définie.
- Peut-être que les manteaux utilisés tous les jours sont mélangés avec ceux que vous portez rarement.
- Peut-être que le sac de travail, le cartable ou les clés n’ont pas d’endroit évident où être posés.
Dans ce cas, ajouter un meuble ne résoudra pas forcément le problème. Il pourrait même réduire encore davantage l’espace de circulation.
C’est pour cela que, dans mes projets comme dans mes ateliers, je commence très souvent par observer.
Avant d’aménager, il faut apprendre à regarder !
Regarder son intérieur ne signifie pas seulement observer la décoration.
Il faut aussi regarder comment on y vit :
- Où passe-t-on le plus souvent ?
- Quels gestes répète-t-on tous les jours ?
- Qu’est-ce que l’on cherche régulièrement ?
- Qui utilise la pièce ?
- À quel moment ?
- Que faisons-nous debout, assis, pressés, le matin, le soir ?
Et surtout :
qu’est-ce qui fonctionne déjà très bien ?
Car améliorer son intérieur ne signifie pas tout changer. C’est même souvent l’inverse.
Il faut savoir conserver ce qui fonctionne et intervenir uniquement là où quelque chose pourrait être plus simple, plus agréable ou plus confortable.
C’est justement ce que j’aime transmettre dans mes ateliers :
Depuis 2025, j’anime des ateliers autour de l’habitat et de l’aménagement intérieur.
Mes ateliers en présentiel reprennent d’ailleurs à la rentrée à La R’Mize, à Anthy-sur-Léman, en Haute-Savoie, près de Thonon-les-Bains.
Nous y abordons des sujets très concrets.
- Comment gagner de la place.
- Comment préparer correctement un projet avant de commencer des travaux.
- Comment choisir ses équipements électroménagers sans se limiter au prix ou à l’esthétique.
- Comment mieux comprendre notre relation avec notre habitat.
- …
Mais ce que j’aime surtout dans ces ateliers, ce sont les questions des participants.
Parce qu’une personne arrive souvent avec une situation très précise :
« Chez moi, j’ai ce problème… »
Et quelques minutes plus tard, quelqu’un d’autre dans la salle réalise :
« Tiens, finalement, chez moi aussi. »
C’est là que les échanges deviennent intéressants.
Nous avons tous des habitudes mais pas les mêmes :
Il n’existe pas une seule bonne manière d’aménager un logement. Ce qui fonctionne très bien pour vous peut être complètement inadapté pour votre voisin.
- Une personne cuisine tous les jours. Une autre très peu.
- Une famille enlève ses chaussures dès l’entrée. Une autre non.
- Certaines personnes travaillent à domicile.
- D’autres ont besoin d’un grand espace pour recevoir.
- Certaines ont des enfants, des animaux, des difficultés de mobilité ou tout simplement des habitudes très différentes.
C’est pour cela qu’avant de chercher une solution, il faut toujours revenir à la personne qui utilise l’espace.
Autrement dit :
votre intérieur doit fonctionner pour vous, et non l’inverse.
Et si la rentrée servait justement à observer tout cela ?
Cette année, plutôt que de prendre de grandes résolutions que nous aurons peut-être oubliées dans quelques semaines, je vous propose quelque chose de beaucoup plus simple.
Choisissez un seul endroit chez vous qui vous agace régulièrement. Pas toute la maison. Un endroit.
Votre entrée, un placard, votre coin bureau, une partie de la cuisine ou votre salle de bains.
Puis, pendant quelques jours, observez simplement ce qu’il s’y passe.
- À quel moment le problème apparaît-il ?
- Que faites-vous exactement ?
- Qu’est-ce qui vous oblige à faire un geste inutile ?
- Que cherchez-vous ?
- Qu’est-ce qui manque vraiment ?
Et surtout… ne cherchez pas immédiatement une solution. Commencez par comprendre.
Peut-être que votre solution n’est pas celle que vous imaginiez !
C’est souvent là que les choses deviennent intéressantes.
- Vous pensiez manquer de rangement et vous réalisez que vous avez surtout besoin de mieux organiser ce que vous utilisez chaque jour.
- Vous pensiez avoir besoin d’une pièce plus grande et finalement, c’est la circulation qui pose problème.
- Vous vouliez acheter un nouveau bureau mais déplacer celui que vous avez près d’une fenêtre change complètement votre confort.
C’est exactement pour cette raison que j’aime transmettre des méthodes et des repères.
Parce que lorsqu’on comprend mieux son espace, on fait aussi de meilleurs choix.
- On évite parfois un achat inutile.
- On évite une erreur d’aménagement.
Et on ose aussi investir davantage lorsque l’on sait précisément pourquoi cela en vaut la peine.
Et si nous pouvions apprendre tout cela ensemble, même à distance ?
Depuis quelque temps, une idée me trotte dans la tête.
Mes ateliers ont aujourd’hui lieu en présentiel en Haute-Savoie.
Mais les personnes qui lisent mes articles ne vivent évidemment pas toutes dans la région.
Alors, je réfléchis à une manière de proposer certains de ces sujets en ligne.
Je ne sais pas encore exactement sous quelle forme.
- Un atelier en direct où nous pourrions échanger et poser des questions ?
- Des vidéos à regarder tranquillement à son rythme ?
- Des rendez-vous réguliers autour d’un thème précis ?
- Peut-être même un mélange de plusieurs formats.
Je préfère prendre le temps de construire quelque chose qui soit réellement utile plutôt que de proposer simplement une formation de plus sur Internet.
Et c’est justement là que vous pouvez m’aider.
Ma petite question de rentrée ?
Si vous pouviez participer à un atelier autour de votre habitat depuis chez vous, quel serait le premier sujet que vous choisiriez ?
- Gagner de la place ?
- Réorganiser une pièce ?
- Préparer un projet de rénovation ?
- Choisir ses couleurs ?
- Améliorer son éclairage ?
- Créer un intérieur plus agréable pour les cinq sens ?
- Ou un sujet complètement différent ?
Dites-le-moi en commentaire.
Vos réponses vont probablement nourrir les prochains articles et peut-être aussi les futurs ateliers en ligne.
En conclusion : et si cette rentrée commençait chez vous ?
La rentrée ne signifie pas forcément tout changer. Parfois, elle peut simplement être l’occasion de regarder son quotidien avec un œil neuf.
Observer ce qui nous facilite la vie, ce qui nous agace, ce que nous faisons par habitude puis réfléchir avant de modifier, d’acheter ou de réaménager.
Finalement, c’est peut-être cela que j’aime tant dans cette période de l’année : cette sensation que l’on peut repartir avec de nouvelles idées.
Je n’ai plus besoin d’un nouveau cartable pour ressentir cela mais, je crois que quelques crayons neufs me font toujours le même effet !
Et vous, s’il y avait une seule chose à améliorer chez vous pour cette rentrée, ce serait quoi ?
Dites-le-moi en commentaire. Vos réponses nourrissent aussi mes réflexions, mes prochains articles… et peut-être les futurs ateliers que j’aimerais vous proposer en ligne.
Fabienne Luypaert – Architecte d’intérieur & consultante de l’habitat
J’accompagne particuliers et professionnels pour créer des espaces plus fonctionnels, confortables et adaptés à leur quotidien.
À travers mes visites conseil, accompagnements personnalisés et ateliers, je vous aide à prendre du recul sur votre intérieur, à mieux comprendre vos besoins et à faire des choix plus adaptés avant d’aménager, d’acheter ou de vous lancer dans des travaux.
📍 En Haute-Savoie et à distance en visioconférence.
Questions fréquentes sur l’aménagement de son intérieur à la rentrée
Pourquoi la rentrée est-elle un bon moment pour revoir son intérieur ?
Parce que nos habitudes quotidiennes reprennent : travail, école, activités, repas, télétravail ou devoirs. C’est souvent à ce moment-là que l’on remarque à nouveau les endroits qui ne fonctionnent pas correctement dans la maison.
Faut-il forcément acheter de nouveaux meubles ?
Non. Avant d’acheter, il est préférable d’observer l’usage de l’espace. Déplacer un meuble, revoir les rangements ou modifier certaines habitudes peut parfois résoudre le problème sans nouvel achat.
Comment savoir si une pièce est mal aménagée ?
Les signes sont souvent très simples : vous contournez régulièrement un meuble, vous manquez de place pour circuler, vous cherchez certains objets, plusieurs personnes se gênent ou certains gestes deviennent inutilement compliqués.
Par quelle pièce commencer pour améliorer son intérieur ?
Commencez par l’espace qui vous gêne le plus souvent dans votre quotidien. Cela peut être une grande pièce, mais aussi une entrée, un placard ou un petit coin bureau. Ce sont parfois les petits espaces très utilisés qui ont le plus d’impact.
Peut-on apprendre à mieux aménager son intérieur soi-même ?
Oui. Sans devenir architecte d’intérieur, il est possible d’apprendre à observer ses habitudes, les circulations, les dimensions, l’éclairage ou encore l’ergonomie. Ces repères permettent ensuite de prendre des décisions beaucoup plus adaptées à son quotidien.

Une réponse sur « La rentrée : et si on apprenait aussi à mieux vivre chez soi ? »
Merci Fabienne ! Ton article tombe à pic en ce qui me concerne : cette rentrée, c’est celle de l’installation de notre nouvelle salle de spectacle, du changement familial (plus d’enfants!) et du grand débarrassage ! On va tâcher de se désencombrer l’espace… et l’esprit !